Catherine Duchesne (Rivet)

Catherine Rivet naquit autour de 1644-1646, fille de feu Pierre Rivet et de Marie Sergent ou Sorgeaut, dans la paroisse St-Mauge de la ville d’Étampes dans la Beauce, aux confins de l’Orléanais et de la province d’Île-de-France, archevêché de Sens.

Elle arrive à Québec comme fille du Roy à bord du vaisseau « Saint-Jean-Baptiste » de Dieppe, le 18 juin 1665.

Note : Il est probable, mais non confirmé qu’elle fût accompagnée de sa sœur Anne Rivet. Celle-ci est née en la ville de Couterne, Normandie (Orne), France. Toutes deux ont migré en Nouvelle-France en même temps, à bord du même navire, Le Saint-Jean-Baptiste. Pourtant, aucune présence mentionnée de l’une à l’autre aux actes officiels canadiens de l’époque. Elles s’installent toutes les deux sur l’île d’Orléans. Les enfants des deux couples sont baptisés à Sainte-Famille.

Catherine fait un contrat de mariage avec Jean Hardy le 21 décembre 1665, mais ce contrat est annulé, il n’y eut pas de mariage. Notaire Romain Becquet a annulé le contrat le même jour.

Elle fait un contrat de mariage le 7 janvier 1666 avec Pierre Duchesne dit Lapierre, fils de Jean Duchesne et de Catherine Paulet. L’acte de mariage comme tel est perdu. Cependant, on le trouve dans le registre des actes notariés. Notaire Romain Becquet.

D’après un contrat de vente de 1704, ils résident dans la seigneurie d’Argentenay sur l’île d’Orléans, un arrière-fief à l’extrémité est de l’île. Les baptêmes se font en premier à Sainte-Famille, première paroisse de l’île, et plus tard à Saint-François.

Après le décès de Pierre Duchesne, son mari, en 1697, il y a plusieurs documents que l’on peut retrouver.

Soit :

– Vente par Catherine Rivet, veuve de Pierre Duchesne, de Saint-François, île d’Orléans, à Joseph Perrot Dargentenay, savoir : la moitié franche de 85 arpents de terre en superficie, en la seigneurie d’Argentenay, concédée à ladite Rivet et à ses enfants en exécution de la transaction passée entre les religieuses de l’Hôtel-Dieu et eux, devant Charles Rageot le 6 juillet 1700 (7 novembre 1704). Notaire Louis Chambalon.

– Obligation pour prêt d’argent de Catherine Rivet, veuve de Pierre Duchesne, à Pierre Duchesne son fils (18 juillet 1701). Notaire Louis Chambalon.

– Procès-verbal de ligne et bornes séparant deux terres situées jusqu’au milieu de l’île [d’Orléans], dans l’arrière-fief d’Argentenay de la seigneurie de l’Île-d’Orléans. La présente pièce concerne directement : Joseph Perrot (Perrault, Perreault), seigneur de la terre, du fief et de la seigneurie d’Argentenay ; les héritiers de feu Pierre Duchesne ; Nicolas Verieuil (Vérieu, Vérieul, Veilleux), héritier de feu Pierre Duchesne (arpenteur Hilaire Bernard de Larivière). (14 février 1708)

– Ordonnance de l’intendant Jacques Raudot qui donne acte à la veuve de Pierre Duchesne d’une donation faite à son fils, Jacques Duchesne. (30 juillet 1708)

– Vente de Catherine Rivet veuve Pierre Duchesne et son fils Jacques Duchesne à Nicolas Drouin et Marie Lognon, son épouse (29 avril 1710). Notaire Étienne Jacob.

– Requête de Catherine Rivet, veuve de défunt Pierre Duchesne, contre Joseph Villedaigre dit Perreault (Perrot), habitant du fief d’Argentenay, en l’île et comté de Saint-Laurent, demandant lettres de restitution pour la vente de deux arpents de terre situés dans le fief d’Argentenay. (11 mars 1720)

– Arrêt qui ordonne d’expédier à Catherine Rivet, veuve de Pierre Duchesne, des lettres de restitution contre le contrat de vente, par elle, faite à Joseph Perrot, de deux arpents de terre de front sis dans le fief d’Argentenay, île et comté de Saint-Laurent. (11 mars 1720)

– Ordonnance de l’intendant Bégon qui condamne Joseph Perrot (Perrault, Perreault), ci-devant seigneur d’Argentenay, à payer à Catherine Rivet, veuve de Pierre Duchesne, la somme de 275 livres en trois paiements égaux d’année en année. (19 mars 1721)

Le 9 juin 1723, Catherine Rivet décède et est inhumé le lendemain à Québec, Canada. Le dix juin 1723 a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse Catherine Rivet morte le jour précédent âgée d’environ quatre-vingts ans après avoir reçu les sacrements de l’Église dans le cours de sa maladie, laquelle inhumation a été faite en présence des sieurs Lechasseur et Tonnancourt.