Madeleine et Marie Robichaud

Madeleine Robichaud

Madeleine Robichaud est née en 1664 (environ) et est décédé le 7 juin 1710 à Port-Royal. Elle a épousé Pierre Landry né en 1658, le 1er juillet 1682. On les retrouvent sur les recensements suivants

En 1671, lors du recensement on trouve le père de Pierre, René Landry Lesnes né en France vers 1618. Il a 53 ans. Il aurait épousé en France Perrine Bourg vers 1640 et serait arrivé en Acadie un peu avant 1645. En 1671, il avait à cette date 5 filles et 2 garçons dont Pierre âgé de 13 ans qui deviendra l’époux de Madeleine.

Par la suite on retrouve Pierre et Madeleine mariés dans les recensements de 1686, 1693, 1698, 1700, 1701 fait à Port-Royal. Ils auront 5 garçons et une fille.

Lors du prochain recensement en 1715 Pierre Landry est veuf.


Il n’y a pas d’autres informations. Ils auraient vécu à titre de fermier.

Marie Robichaud

Marie Robichaud est née en 1672 (environ) et est décédée le 26 mars 1742. Elle a épousé Denis Petitot, médecin-chirurgien de profession en 1689. On le retrouve avec sa femme Marie sur les recensements suivants :

En 1698 et en 1703, ils ont 4 enfants.

Voici ce que je sais sur Denis Petitot dit Saint-Seyne.

L’information vient tout d’abord par un ancien missionnaire du Nord-ouest canadien, le Père Stanislas-Joseph Petitot, “Oblat écrivain, géographe et ethnographe”, originaire d’un petit village près de Dijon, en ancienne Bourgogne. Le patronyme Petitot est, dit-on, l’un des plus authentiques dans cette région ; Dauzat relève sa présence dès le XIVe siècle. Une rue d’importance à Dijon porte d’ailleurs ce nom.

On découvre à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la région Bourgogne, le village moyenâgeux de St-Seine — l’Abbaye, tout près de la source de cette grande rivière de France. On écrit également Saint-Cène et Saint-Cennes qui devient rapidement Sincennes, surnom rattaché au début à Petitot pour éventuellement devenir autonome.

La souche de ce nom en Acadie est un médecin-chirurgien nommé Denis Petitot dit Saint-Seyne. On ne connaît pas ses parents, mais on sait qu’ils sont originaires du bourg de Saint-Seyne. Médecin-chirurgien de profession, il arrive en Acadie vers 1684.

En 1689, il épouse Marie Robichaud, fille d’Étienne et Françoise Boudreau, à Port-Royal, capitale de l’Acadie française, devenue Annapolis-Royal aujourd’hui, “charmante petite bourgade typiquement britannique”, comme l’écrit le Guide bleu. Ils ont quatre enfants, dont un seul fils, l’aîné Denis, qui assure la transmission du nom.

Il serait décédé en 1714 à Port Royal.

Mais l’histoire se poursuit avec son seul fils Denis dit Saint-Seyne II né en 1688, car il se retrouve sur le même bateau que Prudent Robichaud (voir son histoire)

Ainsi le 8 décembre 1755, à 5 h. du matin, les Anglais font monter 1 664 Acadiens à bord de six voiliers en partance pour les côtes de Boston et de la Caroline. Sur l’un de ces navires étaient entassées 32 familles de Port-Royal ; parmi elles se trouvaient les Belliveau (Charles), les Guilbeau (Joseph), les Gaudreau (Pierre), les Dugal/Dugas (Pierre), deux familles de Granger, ainsi que les Saint-Seyne, père et fils (Denis et Jean-Baptiste-Denis).

Dans une lettre datée de la rivière Saint-Jean le 31 juillet 1756 et qui portait les signatures des Saint-Seyne entre autres, “au nom de tous les autres habitants de la rivière Saint-Jean”, il est relaté comment les déportés de ce navire en particulier se révoltent et se rendent maîtres du navire, prenant les membres d’équipage anglais par surprise. Ils arrivent au port de Saint-Jean (au Nouveau — Brunswick d’aujourd’hui) le 8 janvier 1756, non sans avoir été pris en chasse par un corsaire anglais qui a été contraint d’abandonner la poursuite “après un petit choc, sans aucune perte de notre côté.(i)

En faits, les Petitot font partie des quelques milliers d’Acadiens qui échappent au « nettoyage » du gouverneur Lawrence de Halifax en quittant leurs fermes pour se réfugier dans les bois. Certains gagnent éventuellement la Gaspésie, d’autres la vallée du Saint-Laurent. C’est ainsi qu’on trouve Jean Saincennes (quatrième génération) réfugié à L’Islet où il prend épouse. De là, la famille essaime vers St-Jacques-L’Achigan pour parvenir à la Haute-Gatineau d’où elle descend s’établir sur les rives de l’Outaouais.

(i) Voir l’histoire du Pembrooke.